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performance documentaire

LONDINIUM

Pluridisciplinaire et performatif, LONDINIUM est une adaptation de la trilogie théâtrale du même nom écrite en 2012 par Demian Vitanza, auteur-dramaturge norvégien-italien.

C’est un projet intimement lié au Café Congo et au Studio Citygate à Anderlecht. Cette ancienne usine de 20.000 mètres carrés est maintenant une occupation temporaire, un tiers-lieu artistique dans lequel j’ai mon atelier au Café Congo.

La première étape de ce spectacle a été réalisée en novembre dernier et s’inscrit dans le projet de cohésion sociale de la commune d’Anderlecht dans le cadre du Festival LONDINIUM CITYGATE I 30/10>7/11/21. Le Festival était subsidié par la commune et était porté par mon asbl ARTEOS, en collaboration avec Gia Abrassart (Café Congo) et France Morin (AMA).

 

La création du spectacle est subsidiée par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

“LONDINIUM est un hommage à Londres et à la Tamise, qui charrie et emporte les déchets de la métropole au rythme de la marée.”

Demian Vitanza, préface de sa pièce LONDINIUM

La Tamise de Londres fait écho avec le Canal de Bruxelles. Quels sont les déchets de notre métropole, qu’est ce qui est détruit et jeté à l’eau ?

Les personnages sont habités par un besoin d’appartenance et une soif de connexion, mais sont impuissants face à la tragédie et incapables d’agir.

Mon adaptation est en 4 parties : une partie performance sur le thème de la rupture – un partie théâtrale : “Sweet Thames, run soflty till I end my song” – une partie installation & vidéo documentaire sur les résidents de Citygate qui va être détruit et sur les anglais qui vivent le Brexit – une installation & table ronde : “Hopes for a Future Space” qui résulte du partage entre les habitants et les artistes travaillant à Anderlecht. L’idée est de commencer à imaginer ensemble les fondations d’un lieu pérenne rêvé pour le futur, un lieu qui soit en accord avec les habitants, un lieu qui mélangerait arts et vie de quartier.

Très affectée par la destruction du bâtiment Citygate qui s’approche à grand pas (mai 2023), ma vision de LONDINIUM dont le thème principal est la fracture, la séparation, la destruction et que je faisais jusqu’ici résonner avec le Brexit, prend un nouveau tournant : je garde le Brexit comme un des matériaux qui reflète cette séparation mais l’axe principal est maintenant d’ouvrir une lecture universelle de cet événement concret de la destruction/disparition de notre lieu.

 

2021-2024

Aujourd’hui je conçois LONDINIUM comme une performance évolutive sur le long terme, qui va chaque fois s’inscrire dans le lieu et le tissu humain du lieu où elle sera présentée. Dans un premier temps ce projet est en gestation et naissance à Citygate en 2021 et 2022 et agit comme un témoin de la destruction du lieu en 2023. Le but est que cette réflexion et porte ouverte sur la question des tiers-lieux artistiques puisse être portée ailleurs une fois que le lieu aura disparu afin de créer un nouveau lieu.